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La vérité sur l’eau du robinet !

19 05 2010

 

 

 

N’y a-t-il que de l’eau qui coule de votre robinet ?

 

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Source (Le 20 minutes) : cliquer sur la photo

 

Attention, il n’y aurait pas que de l’eau qui coule de votre robinet ! Pesticides, aluminium, médicaments et nitrates… Dans Du poison dans l’eau du robinet, diffusé lundi 17 mai sur France 3, Sophie Le Gall dresse une carte de France des pollutions de l’eau potable. Le débat n’est pas nouveau. En janvier 2007, la marque d’eau Cristalline, qui menait campagne contre l’eau du robinet, avait été épinglée par le jury de déontologie publicitaire.

 

Le Centre d’information sur l’eau, qui regroupe les distributeurs d’eau, s’inquiète de l’impact que l’enquête de France 3 pourrait avoir sur les consommateurs. A l’Office internationale de l’eau, le directeur général Jean-François Donzier précise ainsi que « l’eau est la denrée alimentaire la mieux contrôlée ».

Les normes de traitement de l’eau sont fixées par le ministère de la santé.

FAUX. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) fixe les lignes directrices, dont la dernière mise à jour date de 2006. « L’OMS fixe ses normes en fonction d’une personne fragilisée – enfant ou femme enceinte – consommant deux litres d’eau par jour sur une durée de soixante-dix ans, explique Marillys Macé, directrice du Centre d’information sur l’eau. A cela s’ajoute une marge pour laisser le temps aux autorités de réagir en cas d’incident. » Juridiquement, les normes en vigueur en France sont la transposition d’une directive-cadre européenne de 2000. Si les contrôles sont effectués par le ministère de la santé, il revient aux communes de les mettre en place. Beaucoup d’entre elles concentrent leurs efforts au sein de communautés de communes.

La qualité de l’eau diverge selon les villes.

VRAI. « Dans les grandes villes, les contrôles sont plus nombreux et plus détaillés car l’eau y subit davantage de traitements, analyse Jean-François Donzier, directeur général de l’Office international de l’eau. A l’inverse, les petits villages ont normalement des eaux de source de meilleure qualité. Il resterait une cinquantaine de communes dérogeant à la règle : ce sont souvent de petites communes rurales connaissant des pollutions ponctuelles. » Les départements d’Eure-et-Loir et de Seine-et-Marne concentrent la majorité des restrictions de consommation. Pour Marillys Macé, directrice du Centre d’information sur l’eau, « les disparités sont essentiellement liées aux origines de l’eau. Si les deux tiers des ressources en France proviennent d’eaux souterraines, les autres sont issues de cours d’eau, plus sensibles à la pollution ».

Les pesticides, interdits depuis 2003, ont totalement disparu des eaux.

FAUX. La présence de pesticides utilisés dans les années 70 subsiste malgré les efforts de la population agricole. « Ces produits ont atteint les nappes souterraines, précise Sophie Le Gall, auteure du documentaire Du poison dans l’eau du robinet. Leur élimination en milieu naturel demande beaucoup de temps. » Les sols restent chargés de ces substances.

La présence d’aluminium dans l’eau potable survient après le passage en station d’épuration.

VRAI. Dans certaines stations d’épuration, le sulfate d’alumine est utilisé pour faciliter la décantation. « C’est le procédé de certaines stations d’épuration mais désormais, d’autres méthodes sont envisageables », estime Sophie Le Gall. En 2000, une étude menée par l’Inserm sur les départements de la Gironde et de la Dordogne concluait que le taux d’aluminium dans l’eau potable pouvait amplifier le risque de développer la maladie d’Alzheimer. « Cette contamination s’observe facilement par un blanchissement de l’eau, précise Marillys Macé. Mais l’eau ne constitue que 5 % de notre consommation en aluminium. »

Certains scientifiques constatent une féminisation des poissons dans les eaux du fait de la présence de médicaments.

VRAI. « C’est une pollution émergente, note Sophie Le Gall. Jusqu’ici, elle était ignorée car les instruments utilisés ne permettaient pas de la détecter. » De nouveaux outils techniques permettent aujourd’hui de la mesurer. Dans l’eau potable, après un passage à la station d’épuration, des traces d’antidépresseurs ou de pilules contraceptives subsistent. « Des études montrent qu’un être humain qui boit deux litres d’eau par jour pendant soixante-dix ans consomme l’équivalent de trois comprimés de paracétamol », explique Marillys Macé. Le sujet mobilise chercheurs et professionnels : un groupe de travail s’est constitué autour de ce sujet aux conséquences encore méconnues.

 

Caroline Venaille

Source de l’article : LE MONDE. (cliquez)

 

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